LOIRE A VELO > VELODYSEE – partie 2

Cote Atlantique
De St-Brévin à La Rochelle

St-Brévin > Beauvoir-sur-Mer

On quitte cette petite ville qui habille l’embouchure de la Loire pour descendre vers le sud à travers des petites forêts de pins.

On passe quelques villes harassantes, la vélodyssée est parsemée de stop à chaque croisement de route nous obligeant à d’incessantes relances. Ensuite, on traverse Pornic qui possède un commerce dense le long du canal qui divise la ville. Il y a beaucoup de touristes ici.

Ce jour là une course de VTT croise régulièrement notre itinéraire. C’est amusant de côtoyer des cyclistes pratiquant une autre discipline. J’imagine de lointains cousins dans les ramifications de l’évolution.

On descend toujours en direction de la frontière vendéenne. Le décors change pour des salines et des marais salants paisibles. Ici quelques éoliennes sont plantés au bord de notre piste. Une fois celles-ci dépassées, nous voici au Port du Bec surnommé le port chinois pour ses centaines de pontons en bois qui viennent denté le Dain. Ensuite, le chemin emprunte un long détour pour rejoindre Beauvoir mais je comprends pourquoi ; Un parcours dans les marais très agréable.

Beauvoir-sur-Mer > La Barre-des-Monts (tour de la presqu’île de Noirmoutier)

L’aventure la plus éprouvante de notre séjour. Elle commence pourtant merveilleusement bien. Nous avions étudié l’heure des marées basses afin d’emprunter le passage du Gois afin de rejoindre l’île de Noirmoutier. Nous ne regrettons pas, le passage est superbe. Beaucoup de monde profite de la marée pour chasser les coquillages. Nous arrivons dans la partie de l’île la plus jolie. La réserve naturelle du polder de Sébastopol qui offre un havre de paix ornithologique.

On quitte la réserve pour longer la départementale sur la partie la plus étroite de l’île pour rejoindre la ville de Noirmoutier. A peine le temps de flâner autour de son château et de son église qu’une forte pluie nous rattrape, on repart aussi sec (enfin je doute que l’expression soit très approprié). On rejoint la pointe nord-ouest de l’île à l’Herbaudière où nous prendrons le temps de manger au « vieux loup de mer ». Petit resto bondé de marins qui nous assure de sa qualité. Nous avions envie d’une choucroute de la mer. Parfois l’idée de nourriture se transforme en un trou noir vorace qui absorbe toutes les autres. On repart sous une pluie battante. On pousse des cris de guerre déterminés. Parfois nous surfons au creux de vagues provoquées par les camions qui passent. Nous sommes exaltés et pédalons frénétiquement autour de l’île entière. Nous nous perdons dans notre folie passagère. Ce n’est pas bien grave, quelques kilomètres de plus, après tout l’île est ronde.

On rate un énième virage qui nous fait emprunter une route dangereuse en approchant de l’unique pont permettant de quitter l’île. Heureusement je perçois une petite issue de secours qui nous permet difficilement de quitter l’axe et rejoindre notre véritable itinéraire. Nous ne pouvons malheureusement pas prendre de photos. Les téléphones se détraquent à la moindre goutte d’eau. Le fameux pont. Nous ne sommes pas au bout de nos peines. La piste cyclable est fermée pour cause de travaux. Un arrêté préfectoral nous invite à prendre l’étroite route ou un flux incessant de véhicules et poids lourds passe dépassant largement les 80 km/heure autorisé sous une pluie battante. Pierre est ferme, nous n’empruntons pas la route et prenons la piste cyclable malgré les barricades. A 3 reprises nous sommes contraints à de dangereuses acrobaties pour réussir à franchir les obstacles. Retirer les sacoches, porter les vélos, couper des fils. Enfin de l’autre côté, sur la terre ferme, nous peinons à trouver notre AirBnB. Nous arrivons avec une bonne heure de retard. Notre hôte est d’une gentillesse sans pareil. Il nous invite à rentrer avec nos vélo tandis que nous sommes trempés quitte à ruiner son ménage. Son carrelage baigne dans l’eau. Ce soir là le plaisir du confort est décuplé à l’infini. Mais nous avons tellement aimé cette folle journée.

La Barre-des-monts > Les sables-d’Olonne

notre pote Robert
prochaine pub parfum pour crasseux

Beaucoup de forêts et de bords de plages pour cette journée. Pierre remarque que l’on néglige la mécanique ces derniers jours, la rouille s’est installé sur nos chaînes, le passage des vitesses est compliqué. Il arrive à trouver un magasin de vélo pour lubrifier tout ça. Il n’y a pas photo, ça change la vie. Nous traversons les villes de St-Hilaire de Riez dans laquelle on fait une petite halte (nous avions organisé et animé des colos ici). Le bord de mer est impressionnant avec sa corniche parsemée d’énormes rochers et son fameux trou du diable. Le temps d’une pause déjeuné sur le quai de St-Gilles-Croix-de-Vie, nous nous faisons un pote, une énorme mouette qui apprécie autant que nous les sardines en boites. Puis on retrouve les marais. Un magnifique terrain de jeu pour les promeneurs des villes avoisinantes. Nous voici aux Sables-d’Olonne. On profite d’une éclaircie de courte durée sur une plage au nord de la ville avant de rejoindre cette dernière à toute allure pour éviter la pluie qui nous rattrape. Non, aujourd’hui nous ne souhaitons pas vivre l’aventure mouillée. Ici le Airbnb est un business, notre location ressemble à un appartement type Ikéa. Tout est précisément aménagé. Les couverts sont comptés ainsi que les accessoires de cuisines. Ah oui il y a un truc que j’adore dans la rando, ce sont les radiateurs de salle de bains où le linge sèche vite.

Le temps file trop vite. Après le rituel habituel ; douche, lavage des vêtements, dîner, nous partons faire une balade digestive autour de la ville. Celle-ci est plutôt calme, Tout ce qui anime ce bord de plage en journée ferme à 23h. Nous profitons du port, des phares et de l’immense plage avant d’aller nous coucher.

Les Sables-d’Olonne > Luçon & Luçon > La Rochelle

Ce parcours ne me laisse pas un souvenir impérissable, on passe des petites villes sans charme. Nous ne profitons pas de la Tranche-sur-mer car nous empruntons une route en parallèle de la ville. On fera un détour pour rejoindre de la famille à Luçon. Dès que l’on quitte la piste cyclable je suis impressionné par le nombre de camions qui empruntent les petites départementales en Vendée.

Notre dernier jour longue des canaux presque tout du long. C’est sympa. Il n’y a pas d’horrible banlieue lorsqu’on approche de La Rochelle comme pour toute ville qui se veut populaire. Plus on s’approche de la ville plus on croise de gens pêcheurs. Puis encore plus près les coureurs et enfin les citadins. Nous n’avons pas beaucoup croisé de cyclotouristes lors de ces dernières étapes, pourtant cette vélodyssée est assez fréquentée à ma connaissance. A la toute fin nous croisons un jeune couple surchargé. Leur aventure continue, la nôtre s’arrête satisfait de notre petit parcours entre mer et rivières, châteaux et marais, pluie et soleil 🙂

Je suis étonné de constater que le bikepacking est une discipline moins fatigante que le trekking. Le soir nous nous sentions en forme, pas trop fatigué. Les muscles sont moins traumatisés qu’après une longue journée de marche.

Nous n’étions pas trop chargé, nous avions pris que le strict minimum. L’expérience au fil du temps.

un vélo mal momifié

La prochaine fois je tenterais l’aventure avec le nécessaire de bivouac afin d’avoir plus de liberté car quatre ou cinq kilos supplémentaire ne devraient pas trop nuire à l’expérience. Bien sûr ça dépend du terrain et de l’objectif. Je dois aussi m’améliorer pour trouver des aliments moins lourds. La nourriture représente plus d’un tiers du poids de mes sacs. Moins de fruits secs et à coques et plus de semoule et repas déshydratés.

 

A l’année prochaine avec un défi un peu plus vertical avec la grande traversée du massif central (GTMC)… si on a pas changé d’avis entre temps 😉

 

récit par Marc pour COEUR DE FINISHER ©-périple JUIN 2019


2 réflexions sur “LOIRE A VELO > VELODYSEE – partie 2

  1. Merci beaucoup Marc pour ce super compte rendu .
    Vous avez merveilleusement relaté cette expérience ! J’avais l’impression d’être dans l’aventure sur le vélo mais sans les douleurs et au sec. 🙂
    Pierre était tellement heureux!
    Carole la maman de Pierre

    J'aime

    1. Merci, je suis flatté de pouvoir faire vivre ces aventures au sec et sans douleurs 😉 Pierre est un très bon compagnon de « baroudage » 🙂

      J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s