Trail des Marcassins – Forêt de Montmorency / St-Brice-sous-Forêt ( récit à 2 voix)

Marc …

Aujourd’hui, c’est un de ces jours où je me lève plus tôt qu’habituellement lorsque je vais au travail. Le temps est humide mais particulièrement doux pour un mois de Janvier. C’est agréable. Je crains que la course soit un peu pénible, je ne me suis pas bien entraîné.

Nathalie est toujours prête tandis que j’hésite à savoir quoi mettre, quoi emporter à manger. Ce n’est que mon 2ème trail. Nous rejoignons tranquillement les dernières lignes du départ. Fin prêt. Enthousiastes. Échauffés.

depart marcassins 2018

Le coup de départ retentit ! Nous piétinons lentement, le temps que la meute s’étale. Au détour du premier virage, je perds Nathalie de vue. La meute est trop dense. Au fur et à mesure de mes foulées, je me concentre et deviens attentif à mes sensations, ma respiration. J’adore ce terrain, je prends du plaisir. Je suis un petit marcassin qui crapahute dans la boue tout en s’amusant. Je joue avec mon centre de gravité, mon équilibre et la répartition des forces pour évoluer avec agilité entre les flaques d’eau et autres pièges de ce terrain (ou presque car je fini tout de même par avoir les chaussettes mouillées). J’écoute les conseils de Nathalie et prend ma pomme pote (secret de championne) pour garder la pêche. Le temps passe très vite à patiner sur ce terrain. Peut-être devrais-je consacrer quelques entraînements à la patinoire ? Je ne sens presque pas les kilomètres défilés. Il y a deux, trois côtes qui sont très drôles à « escalader ». Ça glisse et du coup le parcours devient technique.

Les marcassins couverts de boue s’étendent de plus en plus me permettant de doubler quelques-uns en prenant soins de ne pas exploser le cardio. J’ai néanmoins beaucoup de mal à évaluer les distances. A aucun moment je sais dire combien de kilomètres j’ai parcouru, ni combien de kilomètres il me reste. C’est au détour d’un virage que j’entends un bénévole nous encourager à finir les 600 mètres restants. Un peu tardivement, je pousse ma foulée, j’ai encore pas mal de jus en réserve. C’est facile c’est en descente. Le bip de ma puce sonne et c’est déjà fini. 314ème. Ce n’est pas une superbe performance mais tant pis, je me suis beaucoup amusé. C’est tout ce qui importe. Nathalie arrive un peu plus tard le sourire aux lèvres.

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Nathalie…

Voilà on en parlait déjà depuis la mi-décembre ! On s’inscrit ? Oui ? Non ? Quel temps à cette période ?  L’équipe CŒUR DE FINISHER s’engage.

Le jour J, aux premiers coups d’œil sur l’application météo, le téléphone affiche 6°C et « pluie éparse ». Il ne reste plus qu’à espérer que la pluie nous épargne …. Une chose est sûre c’est qu’en cette période d’inondation et d’alertes aux crues dans tout le bassin versant de la Seine, le terrain va être gras … très gras en forêt.  Mais on est motivé car on est aussi inscrit sur l’Ecotrail 30 km de Paris, alors le programme du jour – 17 km- est parfait pour se remettre dans les starting blocks ! C’est notre première course de l’année.

J’arbore aujourd’hui mes nouvelles « MICHELINE » (c’est le petit nom que j’ai donné à mes nouvelles chaussures de trail) toute rose flamboyante. Origine du nom qui vient des semelles MICHELIN ! La pub envahie mon esprit « armez-vous face aux aléas climatiques » et bien je vais tester en live !

J’ose le cuissard mais j’enfile quand même 3 couches sur la partie haute du corps !

Le départ est fixé à 9h15 et c’est donc tout naturellement que nous prenons la direction du stade à 9h05 mais soudain branle-bas de combat !! Les organisateurs annoncent un départ différé à 9h45 car les coureurs se sont garés sur le parking de LIDL et là ça ne va pas du tout ! du tout … et pourtant les instructions étaient claires sur les bulletins d’inscription : parking de CARREFOUR ! Enfin bref ! y a plus qu’à attendre ! Je bougonne intérieurement car je viens de finir mon échauffement !

Clic ici une photo d’ambiance … clic là un selfie !

Le départ est sifflé et aussitôt le ton est donné dès les premiers mètres … Nous nous aventurons dans un monde de gadoue ! Je suis concentrée sur mes pieds mais je cherche Marc des yeux et j’aperçois un instant sa silhouette. Très à l’aise, je le vois s’envoler !! Je ne cherche pas à le suivre ! Je suis concentrée sur mon rythme cardio car pour moi l’échauffement est primordial …  je sais que si je trouve la juste allure alors je peux courir plaisir très longtemps. J’avale les kilomètres mais je n’ai aucun repère. Je découvre ce bout de forêt et le parcours ne signale aucun point kilométrique. Je cours sans montre et j’estime mon rythme à 8km/h. Je repense inexorablement à mon trail couru aussi dans la gadoue en Normandie « la sente des moines » 30 km en octobre dernier avec d’excellentes sensations : bien dans ma tête, mon cœur et mon corps. Je prends le temps d’un ravito (une pomme pote … là Marc vous dira qu’il y a de quoi écrire un chapitre entier  ;-))

Bref je ne sais pourquoi à cet instant je regarde mon application runtastic et là je découvre avec effroi que j’ai couru seulement 6.5 km en 1h ! Je m’effondre moralement. Comment est –ce possible ? Toutes ces bonnes sensations pour ça ? A quoi servent donc mes entraînements, tous ces départs à 7h du matin dans la nuit, le froid, la pluie pour ça ! Seulement ça ! Certes je ne cours pas après le chrono pour faire un podium mais le chrono est la mesure des progrès de mon endurance et donc de mon coeur.

Les quelques neurones encore dispo à la réflexion me disent que peut-être mon runtastic n’a pas tout le réseau pour être à jour de la distance parcourue. Je fais donc quelques photos pour distraire mon esprit… et je repars avec quelques coureurs qui viennent de me doubler. J’accroche. Je double. On me redouble. C’est le terrain qui décide. Hyper prudente dans les descentes, hyper endurante j’accélère dès que je retrouve un terrain facile.

foret montmorency 2018

foret2 montmorency 2018

J’adore le parcours qui ne présente pas de grosses difficultés. J’adore ces quelques bosses ici de vélo cross, les glissades maîtrisées … heureusement je porte mes gants (de voile) très utile pour me rattraper aux arbres. Le trail prend des airs de Mud Day ! Les coureurs sont couverts de boue et chaque brindilles, chaque tronc d’arbre est un prétexte pour se tenir, se retenir, ne pas déraper, ne pas débouler la pente sur les fesses, éviter le faux pas, éviter le pas de valse ici ou là !! Voilà le spectacle hilarant auquel j’assiste et que j’alimente !! lol Je m’amuse  ! J’adore ! 

J’ose une seconde fois jeter un coup d’œil à mon application qui annonce un cumul de 15 km…. Encore 2 kilomètres avant de franchir la ligne d’arrivée. A ce moment là j’entends la voix d’une bénévole qui annonce les 600 derniers mètres! Un miracle ? Je me libère de mon rythme d’endurance et jette toute mon énergie dans cette fin de parcours ! Certes cela ne changera en rien mon classement  mais juste pour la beauté d’un beau finish ! Mon coequipier est là  qui m’attend. Ses yeux pétillent … je sais qu’il a fait une super course !

C’était juste GENIAL ! Super parcours sympa !

La prochaine fois, il faudra penser à cocher la case « SOLEIL »

 

micheline

Et voila le premier défi sportif COEUR DE FINISHER.

 

Nathalie et Marc pour COEUR DE FINISHER ©- février 2018-


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