Ma première (tentative) de randonnée

Je me rappelle très bien ma première tentative de randonnée. J’étais parti suivre un séminaire sur l’écologie dans les Cévennes puis je devais me rendre en Ardèche. J’avais appris l’existence d’un GR (70) qui se prêtait parfaitement à cet itinéraire. Un hôte du Mas dans lequel j’avais passé une superbe semaine écolo décide de me conduire en 4×4 (ne cherchez surtout pas l’erreur) à travers le parc national jusqu’au Pont-de-Montvert, un très beau petit village connu pour être le point de départ de la guerre des camisards en 1702.
Me retrouver seul subitement, je subis un petit contre coup au moral. Avec mon sac à dos de 20 kilos. J’étais vraiment très mal équipé. Je devais avoir au moins 5 kilos de nourriture. C’est donc peu motivé que je décide de m’engager. Après une bonne heure, je perds le tracé du GR et suis obligé de rebrousser chemin. J’apprends plus tard que ce GR a été redessiné un peu plus loin. Je repars donc dans l’autre sens pour me rendre compte après un long moment que je randonne sur le tracé en sens inverse. J’ai le moral qui tombe dans les chaussettes et décide d’appeler le taxi pour rejoindre la gare la plus proche.

Voici l’histoire pas très glorieuse de ma première tentative de randonnée.


Environ 2 ans après ma première glorieuse tentative, je décide de repartir, motivé par un collègue de travail ayant le même désir. Cette fois-ci mieux équipé que la première fois (hormis les chaussures qui me feront terriblement mal aux pieds tout du long), nous partons à deux sur le chemin de Stevenson qui sera notre baptême. 250 km pour deux semaines au cœur des Cévennes à suivre l’histoire de Robert Louis Stevenson et son ânesse Modestine. Nous rencontrons pleins de marcheurs avec qui nous avons de bons échanges. Ils nous parlent tous de leurs palmarès. Ils ont au moins tous fait Compostelle ou le Népal. Ce seront les premiers à faire naître de nouvelles idées de vacances en nous. Une femme seule se joindra à notre groupe. Ses connaissances des champignons nous permettront de déguster une soupe de cèpes délicieuse. Je me rappelle de moments difficiles notamment l’ascension au monastère de Notre-Dame des Neiges et notre plus longue étape de 28 km. Mais surtout des moments merveilleux comme dormir dans un monastère pour la première fois ou regarder le coucher et le lever de soleil au pied du Mont-Lozère avec ses nuances de couleurs ainsi que son ascension magique ou encore une vue merveilleuse de la voie lactée une belle nuit à Mirandol. La surprise de passer par une ancienne voie de chemin de fer avec ses tunnels sombres et son ancienne gare reconvertie en gîte d’étape et enfin la descente sur Alès en passant par toutes ces crêtes qui laissaient parfois entrevoir, derrière sa végétation abondante, des panoramas grandioses.

par Marc pour COEUR DE FINISHER- 2017 ©

 

 


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